jeudi, 08 novembre 2007

Minitraité : Mélenchon donne une leçon de démocratie aux socialistes

d9bfa712e7dc72c79d2d06323a2ef75a.jpg

Regardez la vidéo en cliquant ICI !!!

jeudi, 25 octobre 2007

Pétition pour un nouveau référendum !

 

d5a646e93064d3efb90d2772939937de.jpg

Le traité « modificatif » censé réconcilier le oui et le non à la Constitution européenne rejetée en 2005, est une véritable escroquerie : ce nouveau texte n’est en réalité que le recyclage de plus de 90% du précédent traité constitutionnel.

Pire, le président de la République veut le faire approuver dans le dos des Français, par le Parlement ! Ce serait un véritable coup de force contre la démocratie française.

DLR appelle tous les électeurs du non de 2005 et même tous nos concitoyens qui ont voté oui mais qui défendent le respect du suffrage universel, à signer massivement sa pétition nationale pour un nouveau référendum européen. Durant tout l’automne, les militants de DLR diffuseront auprès de nos concitoyens un tract-pétition pour obliger Nicolas Sarkozy à organiser un référendum.

SIGNEZ ICI !!!

Le fantôme de l’OTAN hante à nouveau la France

La France et l’OTAN ou le retour à Canossa, par Yves Boyer LE MONDE | 24.09.07

A l’occasion du discours aux ambassadeurs en août, le président de la République a clairement affiché son désir de voir "moderniser" les relations qui lient la France à l’OTAN. Faut-il pour autant aller jusqu’à réintégrer l’organisation militaire intégrée, comme semblait le suggérer le ministre de la défense, M. Morin, lors de l’université d’été de la défense ?

Dans la mesure où aucune d’entre elles n’a fait l’objet d’un quelconque accord au sein de l’OTAN, le président aurait-il fait marche arrière sur les trois conditions qu’il avait fixées, en tant que candidat, au maintien de la contribution de la France à l’organisation militaire intégrée et dont aucune n’a jusqu’à ce jour été remplie : "L’OTAN ne doit pas évoluer vers une organisation mondiale effectuant des missions aux confins de l’humanitaire, du militaire et des activités de police internationale ; l’OTAN n’a pas vocation à se substituer à l’ONU, elle doit conserver un ancrage géopolitique clair en Europe et une vocation strictement militaire ; l’Union européenne doit s’appuyer sur les moyens de commandement que l’Alliance met en oeuvre" ?

Lorsqu’on évoque les mérites ou les inconvénients de la réintégration de la France dans l’organisation militaire intégrée, plusieurs considérations viennent à l’esprit.

Tout d’abord, il convient de s’interroger sur le principe d’une telle impulsion où le symbolisme importe au moins autant que la raison. Mettre ainsi fin à une posture stratégique qui a été maintenue par les différents présidents de la République depuis plus de cinquante ans mérite au moins un grand débat public. Cette discussion ne peut pas être circonscrite à un cercle d’initiés.

Lire la suite ici

mercredi, 24 octobre 2007

Lisbonne : un 'viol politique', une 'cause de guerre civile'

Via http://www.observatoiredeleurope.com/

 8dbafba5669f49fce88e629d5e401910.jpgRévélé à l'occasion de la campagne du référendum sur le projet de Constitution européenne en 2005, l'économiste et professeur d'informatique Etienne Chouard a donné une interview; à Libération, publiée lundi. Il revient naturellement à la charge contre le traité de Lisbonne puisqu'il "s'agit sur le fond de la même Constitution, pourtant rejetée par les Français et les Hollandais". Etienne Chouard rappelle à juste titre que l'"on nous impose par voie parlementaire ce qu'on vient de refuser par référendum" et d'en conclure : "c'est un viol,  un viol politique, c'est une cause de guerre civile. Et les journalistes qui défendent cela sont subordonnés. Ils ne font pas leur boulot de journaliste" Il est de ceux qui comme nous et comme 63% des Français (cf sondage Harris Interactive du 18 octobre publiée par le Financial Times) réclament un référendum parce que "tout ce qui est dangereux est là : la confusion des pouvoirs dans les mains de l'exécutif, avec les «procédures législatives spéciales» ou les «actes non législatifs»; "la dépendance des juges européens vis-à-vis de l'exécutif pour leur carrière" ; "l'article 104 de Maastricht, c'est-à-dire l'interdiction pour les Etats de créer la monnaie" qui les oblige à "s'endetter quand ils ont besoin d'argent et payer un intérêt aux banques. Mais on est fou ! C'est contraire à l'intérêt général. La souveraineté politique dépend de la souveraineté monétaire. Si vous l'abandonnée, vous avez tout perdu"; "la révision de la Constitution. Elle se fait sans les peuples" et enfin "aucun organe n'est responsable de ses actes". Etienne Chouard rappelle aussi que "dans les annexes sur les dispositions pour le marché intérieur, il est toujours dit que la concurrence doit être non-faussée". Il estime que les gouvernements "violent" les non français et hollandais, "c'est le royaume de l'hypocrisie, c'est de la violence". "Si les gens qui vous gouvernent ont décidé de vous violer, c'est-à-dire de ne plus vous demander votre avis, de remettre le bâillon à la victime, eh bien elle ne peut plus crier". Il compte sur les journalistes pour être les "sentinelles du peuple et l'alerter". Cher Etienne, nous revenons de Lisbonne où nous avons "dragué" les journalistes français pendant des heures, avant de nous rendre à l'évidence : c'est vous, c'est nous, la seule sentinelle du peuple, comme en 2005.

Villiers dénonce un "traité inacceptable" !

eeccd62bffa6247b2bd518e6507d1f9e.jpgPhilippe de Villiers: "ce traité est inacceptable car c’est une Constitution bis"
Propos recueillis par Sophie Huet.
Publié le 23 octobre 2007. Le Figaro


Philippe de Villiers, le président du Mouvement pour la France réclame un nouveau référendum.

LE FIGARO.–Ce minitraité européen, moins ambitieux, semble-t-il, que la Constitution de Giscard, n’est-il pas acceptable pour les partisans du non?

Philippe DE VILLIERS.–Ce traité est inacceptable parce que c’est en réalité une Constitution bis. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Angela Merkel quand elle a cet aveu: «Toute la substance de la Constitution est maintenue.»

Pourquoi parlez-vous de Constitution bis?


On retrouve dans ce texte les quatre éléments constitutifs d’un État européen : la personnalité juridique donnée à l’Union européenne, c’est-à-dire la pleine capacité de signer des traités. La supériorité juridique des lois européennes sur les Constitutions nationales. Un service diplomatique supranational, ce qui veut dire une diplomatie autonome de la Commission. Et enfin, un système de décision indépendant des États, avec le record absolu des transferts de souveraineté contenus dans ce prétendu minitraité (quarante compétences nouvelles).

François Fillon a rappelé hier à l’Assemblée que Nicolas Sarkozy avait prévenu les Français d’une ratification par le Parlement pendant la campagne présidentielle. Il ne les a donc pas pris en traître…

Les Français ne pouvaient pas imaginer que derrière l’emballage du traité simplifié, il y avait la Constitution remaquillée, celle même qui a été massivement rejetée par le peuple français le 29 mai 2005. Seul le peuple français est donc habilité à se prononcer sur le nouveau traité. Nos dirigeants veulent kidnapper le débat en le soustrayant au verdict populaire. Un Parlement, c’est tellement plus docile, surtout quand c’est le Parlement du oui!

Que pensez-vous des déclarations de Jean-Pierre Jouyet, qui suggère de supprimer les référendums avant tout nouvel élargissement de l’UE, contrairement à un engagement constitutionnel pris par Jacques Chirac ?

Elles m’inquiètent parce qu’elles n’ont pas été formellement démenties par l’Élysée. Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy a été parfaitement clair au sujet de l’entrée de la Turquie dans l’Europe: «Je brandirai le veto de la France.» Or depuis cet été, il n’y a pas eu de veto. La France a accepté l’ouverture de nouveaux chapitres dans le cadre de la négociation avec Ankara. Bernard Kouchner est allé dire aux Turcs qu’ils étaient «attendus» dans l’UE. Et enfin, on nous explique qu’il n’y a plus besoin de référendum pour l’entrée de nouveaux pays. Ce serait un coup de force constitutionnel, après la promesse formelle de l’ancien président de la République, reprise… avant d’être démentie par son successeur Nicolas Sarkozy.

Qu’attendez-vous de la présidence française de l’UE, qui reprend en juin 2008 ?


J’aimerais être dans l’attente et dans l’espoir. Malheureusement, Nicolas Sarkozy est aujourd’hui engagé dans trois malentendus avec les Français : le premier, sur la construction européenne, avec ce «maxitraité» de 256 pages, avec la volte-face sur la Turquie et avec notre impuissance face à l’euro cher, qui ruine les Français. Le deuxième, sur la politique étrangère. Petit à petit, la France s’aligne sur les États-Unis: Irak, Iran, Kosovo, réintégration dans l’Otan. Cet atlantisme proclamé rend la France inutile dans le monde parce qu’elle lui fait perdre sa véritable vocation historique de puissance d’équilibre face aux empires. Le troisième malentendu, c’est sur la protection de la France et de l’Europe: la Commission européenne vient de renoncer aux quotas textiles sur les importations chinoises, la France n’a rien dit, et il n’y a pas un mot dans le nouveau traité sur le rétablissement de la préférence communautaire. En résumé, on découvre que Nicolas Sarkozy, une fois installé à l’Élysée, pratique contre toute attente un européisme, un atlantisme et un mondialisme aux antipodes de sa campagne.

NON à l'Europe fédérale !!!


Discours du député français au parlement européen Paul-Marie Coûteaux lors d'une grande manifestation souverainiste le 19 octobre 2007 à Paris.

Grande manifestation contre la "constitution Bis"

a31837b610599e8032fec7593a0b2b6c.jpg

 

A retrouver sur

http://www.marianne2.fr/Tentative-d-union-chez-les-souver...

dimanche, 21 octobre 2007

63% des Français veulent un référendum

157071b6229a7a0dadc4c94daa8005f2.jpg


A Lisbonne, le Président a répété qu'il ne voulait pas consulter les Français sur le nouveau traité et, s'agissant du contenu, prétendu sans sourciller que "ça n'est pas la Constitution, ça n'est pas le traité de la Convention, c'est le résultat d'un consensus de toutes les forces politiques y compris de ceux qui avaient voté non". Un sondage publié au même moment montre que les Français ne sont pas en phase avec la stratégie européenne du Président Sarkozy. Notre récit depuis Lisbonne. Lire la suite ICI 

 

 


 


On piétine à Lisbonne le NON du Peuple Français

8e9d54e4d33679d5762f24f168fc7d1d.jpgpar Patrick Louis, député français au parlement européen

A Lisbonne, incapables de prendre en compte le refus des peuples en renonçant au projet constitutionnel, les Chefs d’Etats et de gouvernements repassent le plat en lui donnant un autre nom.

« Vous ne l’avez pas voulu au menu, vous l’aurez à la Carte »
déclare Patrick LOUIS à Lisbonne alors que les chefs d’Etats et de gouvernements mettent la dernière main au « Traité modificatif » destiné à recycler le texte rejeté par les français et les néerlandais. « Tous les éléments constitutionnels de l’ancien texte sont présents, mais de manière déguisée ». Comme le déclare le premier ministre luxembourgeois, «La substance du traité Constitutionnel a été préservée (..) bien entendu, il y aura des transferts de souveraineté. Mais serais-je intelligent d’attirer l’attention du public sur ce fait ? » ( Agence Europe, 24 juin 2007)

Tout ce que les Français ont rejeté en 2005 y est :

- la supériorité absolue du droit européen sur la Constitution française (Déclaration N°29) qui permettra, par exemple, à la Directive Bolkestein de s’imposer ;

- la personnalité juridique de l’Union qui permettra à la Commission de se substituer aux Etats sur la scène internationale (article 54) ;

- le Ministre des Affaires étrangères avec un autre nom (article 25 et suivants),

- une conception dogmatique de la concurrence sans contrepoids,

- plus de limitation géographique et civilisationnelle, (à l’inverse du traité de Nice qui fixait la liste des pays pouvant devenir membres de l’UE), laissant ouverte la porte à la Turquie,

- le plus important transfert de compétences de toute l’histoire de la construction européenne (68 nouvelles matières seront décidées à la majorité qualifiée)

- une charte qui arme les juges de Luxembourg pour dévoyer sans appel les droits et libertés proclamés par la Constitution française (article 6)

Ce « mini traité » compte en réalité 3000 pages, qui ne sont d’ailleurs pas disponibles. Aucune version consolidée du texte n’a été préparée, l’accord en discussion prendra la forme de modifications des traités existants». Le traité adopté est composé de 250 pages d’amendements à insérer dans les quelques 3000 pages des traités existants.

Patrick LOUIS s’indigne de cette opacité et de conclure : « On nous promettait un mini traité Sarkozy, voici une maxi constitution Merkel . Les Français ont rejeté un texte qui, lui, ne mentait pas et disait son nom. »

jeudi, 18 octobre 2007

A quand l’Europe des Nations ?

par Philippe de Villiers

6d6901ec6c5475525b49d3ce1754c4e8.jpgLe peuple français n’aurait-il pas été entendu ? L’actualité européenne montre, comme un symbole, le grand retour des trois grandes questions que les Français pensaient avoir définitivement tranchées le 29 mai 2005.

1 - Il y a d’abord, jeudi prochain, la réédition en format de poche de la Constitution Giscard ! Le mini-traité européen tant souhaité par le Président Sarkozy, qui sera adopté lors du sommet de Lisbonne, n’est en effet rien d’autre qu’une Constitution remâchée qui maintient toute l’architecture d’un nouvel Etat européen. (cf. synthèse de Christophe Beaudouin ci-contre)

2 - Il y a aussi l’annonce, il y a quelques jours, de l’abandon au 1er janvier 2008 du système de quotas d'importation de textiles chinois instauré en juin 2005. Comme si notre union commerciale, déjà la moins protégée au monde, n’avait plus besoin de s’opposer donc à l'invasion de marchandises bon marché « made in China », à l’heure même où leur qualité s’avère très controversée.

3 - Et il y a enfin la Turquie. Le non français était aussi un non à la Turquie en Europe : Le candidat Sarkozy en avait tiré les conséquences, en plaidant pour un partenariat privilégié plutôt qu’une adhésion pure et simple. Mais depuis, nul ne s’est opposé à l’ouverture de nouveaux chapitres de négociation, et le référendum préalable à l’adhésion de nouveaux entrants est en passe d’être supprimé !

De son côté, la Turquie ne semble pas encline aux mêmes efforts de rapprochement et s’éloigne chaque jour un peu plus du modèle laïc d’Ataturk : l’interdiction du voile dans les universités va disparaître et le projet constitutionnel actuellement à l’étude est instructif : l’article selon lequel « les hommes et les femmes ont des droits égaux. L’Etat a la responsabilité d’assurer la mise en œuvre effective de l’égalité des genres » devrait être remplacé par une rédaction plus abrupte, où les femmes constitueraient désormais « un groupe qui a besoin d’une protection spéciale » ! Derrière cette réforme, c’est l’impunité conjugale en matière par exemple de « crimes d’honneur » qui pourrait disparaître. Un bel exemple de tolérance et de démocratie pour de futurs collègues européens…

Plus que jamais, le MPF reste déterminé et vigilant pour faire entendre la voix du peuple français et pour sauver, malgré les apprentis sorciers de Bruxelles, l’Europe des nations et des libertés : tous nos élus, cadres et militants sont invités à faire pression sur les parlementaires français afin que le « non » du peuple français soit respecté.