mardi, 01 juillet 2008

Villiers sur RTL réclame un nouveau traité fondateur

Villiers veut bâtir une confédération des euroréalistes français

officielle4p.jpgLe Figaro
Propos recueillis par Sophie Huet et Guillaume Perrault
30/06/2008

«Que l'on respecte le non du peuple irlandais, au lieu de le piétiner, comme on l'a fait pour le non français et néerlandais en 2005», déclare Philippe de Villiers après le rejet du traité de Lisbonne par l'Irlande.

Dans sa première interview depuis un an, l'ancien candidat à l'Élysée reproche au chef de l'État de «nous conduire doucement vers une adhésion de la Turquie». Il annonce le lancement de sa campagne pour les élections européennes de 2009.

LE FIGARO. Vous êtes resté quasiment silencieux depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, il y a plus d'un an. Pourquoi ?
Philippe de VILLIERS. Au second tour de l'élection présidentielle, j'ai voté pour Nicolas Sarkozy, avec qui j'ai toujours eu de bonnes relations sur le plan humain. Il était donc naturel pour moi de laisser agir le nouveau président de la République, et de ne pas critiquer systématiquement ses premières réformes. Un homme public qui parle tout le temps court le risque de ne plus être entendu. Après quinze ans de combats politiques sur le plan national, j'éprouvais également le besoin de faire une cure de silence, de me réenraciner, d'observer et de réfléchir. En mars, j'ai été réélu président du conseil général de Vendée. Au lendemain du non irlandais au traité de Lisbonne, la situation m'impose de prendre la parole, car la France et l'Europe vont mal.

Quelles leçons tirez-vous du non irlandais ?
Il est à craindre que la machine bruxelloise cherche à passer en force. Or, le droit international est clair : quand un seul État ne ratifie pas un traité, ce traité est caduc. Je demande que l'on respecte le non du peuple irlandais, au lieu de le piétiner, comme on l'a fait pour le non français et néerlandais en 2005. La France ne doit pas être le «petit télégraphiste» des fédéralistes de Bruxelles, Francfort et Berlin. Je lance un appel à Nicolas Sarkozy pour qu'il saisisse l'occasion de la présidence française pour remettre l'Eu­rope d'aplomb. Il faut un traité refondateur, reposant sur le rétablissement du compromis de Luxembourg, c'est-à-dire le droit de veto des États pour tout ce qui touche à leurs intérêts vitaux ; la fin du monopole d'initiative législative de la Commission de Bruxelles ; et la libre initiative donnée aux États de dessiner des cercles de coopération à géométrie variable. Si Nicolas Sarkozy ne s'engage pas dans cette voie, il ne sera pas le chef d'un État libre, mais le gouverneur d'un État croupion. Quelle révolte faudra-t-il, quel cri de colère des citoyens sera nécessaire pour que nos hommes politiques acceptent de voir la réalité en face ?

Vous souhaitez être candidat aux européennes de 2009, tout comme Nicolas Dupont-Aignan. Avez-vous les moyens de votre ambition ?
J'ai quelques références qui parlent d'elles-mêmes. Et mon devoir est aujourd'hui de faire entendre une voix indépendante et d'être un artisan d'unité. Je vais lancer notre campagne européenne lors de l'université d'été du Mouvement pour la France, qui aura lieu le 21 septembre à Paris. Le scrutin de 2009 sera un scrutin référendaire sur la construction de l'Europe. Pour mener cette grande bataille et défendre les intérêts de la France, l'union de tous les «euroréalistes»  terme que je préfère à celui d'«eurosceptiques», forgé par nos adversaires  est indispensable. Je ferai donc tout mon possible pour bâtir à l'automne une confédération des euroréa­listes français, qui partagent les mêmes valeurs : le respect des peuples et des identités nationales. Et je mettrai aussi tout en œuvre pour rapprocher les mouvements euroréalistes dans tous les pays de l'Union européenne, avec une devise simple : «Oui à l'Europe, non à Bruxelles !»

Pourquoi les deux députés du MPF ont-ils voté contre la réforme des institutions ?
Parce que cette réforme est un faux-semblant. La seule réforme qui vaille, c'est de rapatrier nos pouvoirs législatifs transférés à Bruxelles. On ne peut pas renforcer les pouvoirs du Parlement alors que nous avons transféré soixante domaines de compétences à Bruxelles, notamment tout ce qui touche à la vie économique, à la politique de l'immigration et à l'environnement. Nous demandons au président de la République de respecter sa promesse de campagne : suspendre dès maintenant les pourparlers avec la Turquie, au lieu de laisser ouvrir trois nouveaux chapitres de négociation. Depuis un an, le gouvernement nous conduit doucement vers une adhésion de la Turquie à l'UE en supprimant le référendum dont on nous explique maintenant qu'il est superfétatoire.

Que pensez-vous de l'Union pour la Méditerranée, chère à Nicolas Sarkozy ?
C'est la mer qui accouche d'une souris. L'Union pour la Méditerranée est devenue un grand machin qui va jusqu'aux rivages de la mer du Nord, et inclut tous les pays européens, jusqu'à la Lettonie ! La Jordanie et l'Algérie ont fait part de leur opposition à cette dérive du projet d'Union méditerranéenne, qui va permettre de faire flotter à Bruxelles les drapeaux des pays du Sud et d'étendre l'influence de la Commission. C'était une très bonne idée qui a dégénéré en nébuleuse technocratique et créé un peu plus de confusion.

vendredi, 13 juin 2008

Le Quotidien de Babylone

header_home_tmpphpNf0k0y.gifLe R.I.F, Rassemblement pour l'Indépendance et la souveraineté de la France, présidé par le député français au Parlement Européen Paul-Marie Coûteaux vient de créer un blog au titre choisi : Le Quotidien de Babylone.

Son objectif est de donner une analyse souverainiste de l'actualité européenne. Il se veut une passerelle entre les souverainistes de tous horizons.

N'hésitez pas à y poster vos commentaires et vos réflexions !

Philippe de Villiers appelle tous les souverainistes à se rassembler !

villiers_04.jpgNous sommes tous des Irlandais !

Communiqué de Philippe de Villiers

Le peuple irlandais a pris le relais des Français qui avaient rejeté la Constitution européenne en 2005. C’est pourquoi je dis que « nous sommes tous des Irlandais », a déclaré Philippe de Villiers, en indiquant qu’il buvait au même moment du « mousseux irlandais » dans son bureau du Conseil général de Vendée.

Ce vote sonne comme un rejet massif de la dérive anti-nationale et anti-démocratique de l’Europe de Bruxelles, a-t-il ajouté. Chaque fois que les peuples s’expriment directement, leur message est clair : ils ne veulent plus d’un système qui les dépossède de leur souveraineté. Il revient désormais à Nicolas Sarkozy qui va assurer pendant six mois la présidence de l'Union européenne de jeter les bases d'une nouvelle Europe respectueuse des peuples.

Philippe de Villiers a également estimé que le prochain référendum en France sur l'Europe serait l'élection européenne de juin 2009. "J'appelle tous les souverainistes à se rassembler et je vais, à partir d'aujourd'hui, mener cette grande bataille comme j'ai mené celle du référendum. Les politiciens ne peuvent plus continuer à étouffer ceux qui veulent une autre Europe".

Autres réactions :

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale:
«Il est grand temps de comprendre qu'il faut réconcilier l'Europe et les citoyens. Combien de référendums faudra-t-il perdre pour enfin comprendre le message des citoyens?»

Jean-Jacques Candelier, député PCF du Nord: Le «non» est «un îlot de fraîcheur dans ce cauchemar technocratique qu'est l'Union européenne». «Aujourd’hui, les Irlandais ont voté par procuration pour l’ensemble des bâillonnés des soi-disant grandes démocraties européennes.»
Mary Lou McDonald, responsable irlandaise de la campagne pour le parti nationaliste Sinn Féin: «Il me semble que le traité a été rejeté.» «Je serais très satisfaite» (en cas de victoire du «non»).

jeudi, 08 novembre 2007

Minitraité : Mélenchon donne une leçon de démocratie aux socialistes

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Regardez la vidéo en cliquant ICI !!!

jeudi, 25 octobre 2007

Pétition pour un nouveau référendum !

 

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Le traité « modificatif » censé réconcilier le oui et le non à la Constitution européenne rejetée en 2005, est une véritable escroquerie : ce nouveau texte n’est en réalité que le recyclage de plus de 90% du précédent traité constitutionnel.

Pire, le président de la République veut le faire approuver dans le dos des Français, par le Parlement ! Ce serait un véritable coup de force contre la démocratie française.

DLR appelle tous les électeurs du non de 2005 et même tous nos concitoyens qui ont voté oui mais qui défendent le respect du suffrage universel, à signer massivement sa pétition nationale pour un nouveau référendum européen. Durant tout l’automne, les militants de DLR diffuseront auprès de nos concitoyens un tract-pétition pour obliger Nicolas Sarkozy à organiser un référendum.

SIGNEZ ICI !!!

Le fantôme de l’OTAN hante à nouveau la France

La France et l’OTAN ou le retour à Canossa, par Yves Boyer LE MONDE | 24.09.07

A l’occasion du discours aux ambassadeurs en août, le président de la République a clairement affiché son désir de voir "moderniser" les relations qui lient la France à l’OTAN. Faut-il pour autant aller jusqu’à réintégrer l’organisation militaire intégrée, comme semblait le suggérer le ministre de la défense, M. Morin, lors de l’université d’été de la défense ?

Dans la mesure où aucune d’entre elles n’a fait l’objet d’un quelconque accord au sein de l’OTAN, le président aurait-il fait marche arrière sur les trois conditions qu’il avait fixées, en tant que candidat, au maintien de la contribution de la France à l’organisation militaire intégrée et dont aucune n’a jusqu’à ce jour été remplie : "L’OTAN ne doit pas évoluer vers une organisation mondiale effectuant des missions aux confins de l’humanitaire, du militaire et des activités de police internationale ; l’OTAN n’a pas vocation à se substituer à l’ONU, elle doit conserver un ancrage géopolitique clair en Europe et une vocation strictement militaire ; l’Union européenne doit s’appuyer sur les moyens de commandement que l’Alliance met en oeuvre" ?

Lorsqu’on évoque les mérites ou les inconvénients de la réintégration de la France dans l’organisation militaire intégrée, plusieurs considérations viennent à l’esprit.

Tout d’abord, il convient de s’interroger sur le principe d’une telle impulsion où le symbolisme importe au moins autant que la raison. Mettre ainsi fin à une posture stratégique qui a été maintenue par les différents présidents de la République depuis plus de cinquante ans mérite au moins un grand débat public. Cette discussion ne peut pas être circonscrite à un cercle d’initiés.

Lire la suite ici

mercredi, 24 octobre 2007

Lisbonne : un 'viol politique', une 'cause de guerre civile'

Via http://www.observatoiredeleurope.com/

 8dbafba5669f49fce88e629d5e401910.jpgRévélé à l'occasion de la campagne du référendum sur le projet de Constitution européenne en 2005, l'économiste et professeur d'informatique Etienne Chouard a donné une interview; à Libération, publiée lundi. Il revient naturellement à la charge contre le traité de Lisbonne puisqu'il "s'agit sur le fond de la même Constitution, pourtant rejetée par les Français et les Hollandais". Etienne Chouard rappelle à juste titre que l'"on nous impose par voie parlementaire ce qu'on vient de refuser par référendum" et d'en conclure : "c'est un viol,  un viol politique, c'est une cause de guerre civile. Et les journalistes qui défendent cela sont subordonnés. Ils ne font pas leur boulot de journaliste" Il est de ceux qui comme nous et comme 63% des Français (cf sondage Harris Interactive du 18 octobre publiée par le Financial Times) réclament un référendum parce que "tout ce qui est dangereux est là : la confusion des pouvoirs dans les mains de l'exécutif, avec les «procédures législatives spéciales» ou les «actes non législatifs»; "la dépendance des juges européens vis-à-vis de l'exécutif pour leur carrière" ; "l'article 104 de Maastricht, c'est-à-dire l'interdiction pour les Etats de créer la monnaie" qui les oblige à "s'endetter quand ils ont besoin d'argent et payer un intérêt aux banques. Mais on est fou ! C'est contraire à l'intérêt général. La souveraineté politique dépend de la souveraineté monétaire. Si vous l'abandonnée, vous avez tout perdu"; "la révision de la Constitution. Elle se fait sans les peuples" et enfin "aucun organe n'est responsable de ses actes". Etienne Chouard rappelle aussi que "dans les annexes sur les dispositions pour le marché intérieur, il est toujours dit que la concurrence doit être non-faussée". Il estime que les gouvernements "violent" les non français et hollandais, "c'est le royaume de l'hypocrisie, c'est de la violence". "Si les gens qui vous gouvernent ont décidé de vous violer, c'est-à-dire de ne plus vous demander votre avis, de remettre le bâillon à la victime, eh bien elle ne peut plus crier". Il compte sur les journalistes pour être les "sentinelles du peuple et l'alerter". Cher Etienne, nous revenons de Lisbonne où nous avons "dragué" les journalistes français pendant des heures, avant de nous rendre à l'évidence : c'est vous, c'est nous, la seule sentinelle du peuple, comme en 2005.

Villiers dénonce un "traité inacceptable" !

eeccd62bffa6247b2bd518e6507d1f9e.jpgPhilippe de Villiers: "ce traité est inacceptable car c’est une Constitution bis"
Propos recueillis par Sophie Huet.
Publié le 23 octobre 2007. Le Figaro


Philippe de Villiers, le président du Mouvement pour la France réclame un nouveau référendum.

LE FIGARO.–Ce minitraité européen, moins ambitieux, semble-t-il, que la Constitution de Giscard, n’est-il pas acceptable pour les partisans du non?

Philippe DE VILLIERS.–Ce traité est inacceptable parce que c’est en réalité une Constitution bis. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Angela Merkel quand elle a cet aveu: «Toute la substance de la Constitution est maintenue.»

Pourquoi parlez-vous de Constitution bis?


On retrouve dans ce texte les quatre éléments constitutifs d’un État européen : la personnalité juridique donnée à l’Union européenne, c’est-à-dire la pleine capacité de signer des traités. La supériorité juridique des lois européennes sur les Constitutions nationales. Un service diplomatique supranational, ce qui veut dire une diplomatie autonome de la Commission. Et enfin, un système de décision indépendant des États, avec le record absolu des transferts de souveraineté contenus dans ce prétendu minitraité (quarante compétences nouvelles).

François Fillon a rappelé hier à l’Assemblée que Nicolas Sarkozy avait prévenu les Français d’une ratification par le Parlement pendant la campagne présidentielle. Il ne les a donc pas pris en traître…

Les Français ne pouvaient pas imaginer que derrière l’emballage du traité simplifié, il y avait la Constitution remaquillée, celle même qui a été massivement rejetée par le peuple français le 29 mai 2005. Seul le peuple français est donc habilité à se prononcer sur le nouveau traité. Nos dirigeants veulent kidnapper le débat en le soustrayant au verdict populaire. Un Parlement, c’est tellement plus docile, surtout quand c’est le Parlement du oui!

Que pensez-vous des déclarations de Jean-Pierre Jouyet, qui suggère de supprimer les référendums avant tout nouvel élargissement de l’UE, contrairement à un engagement constitutionnel pris par Jacques Chirac ?

Elles m’inquiètent parce qu’elles n’ont pas été formellement démenties par l’Élysée. Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy a été parfaitement clair au sujet de l’entrée de la Turquie dans l’Europe: «Je brandirai le veto de la France.» Or depuis cet été, il n’y a pas eu de veto. La France a accepté l’ouverture de nouveaux chapitres dans le cadre de la négociation avec Ankara. Bernard Kouchner est allé dire aux Turcs qu’ils étaient «attendus» dans l’UE. Et enfin, on nous explique qu’il n’y a plus besoin de référendum pour l’entrée de nouveaux pays. Ce serait un coup de force constitutionnel, après la promesse formelle de l’ancien président de la République, reprise… avant d’être démentie par son successeur Nicolas Sarkozy.

Qu’attendez-vous de la présidence française de l’UE, qui reprend en juin 2008 ?


J’aimerais être dans l’attente et dans l’espoir. Malheureusement, Nicolas Sarkozy est aujourd’hui engagé dans trois malentendus avec les Français : le premier, sur la construction européenne, avec ce «maxitraité» de 256 pages, avec la volte-face sur la Turquie et avec notre impuissance face à l’euro cher, qui ruine les Français. Le deuxième, sur la politique étrangère. Petit à petit, la France s’aligne sur les États-Unis: Irak, Iran, Kosovo, réintégration dans l’Otan. Cet atlantisme proclamé rend la France inutile dans le monde parce qu’elle lui fait perdre sa véritable vocation historique de puissance d’équilibre face aux empires. Le troisième malentendu, c’est sur la protection de la France et de l’Europe: la Commission européenne vient de renoncer aux quotas textiles sur les importations chinoises, la France n’a rien dit, et il n’y a pas un mot dans le nouveau traité sur le rétablissement de la préférence communautaire. En résumé, on découvre que Nicolas Sarkozy, une fois installé à l’Élysée, pratique contre toute attente un européisme, un atlantisme et un mondialisme aux antipodes de sa campagne.

NON à l'Europe fédérale !!!


Discours du député français au parlement européen Paul-Marie Coûteaux lors d'une grande manifestation souverainiste le 19 octobre 2007 à Paris.